
Annonces beurettes
Les femmes arabes de Fontenay-sous-Bois n’attendent plus. Dans les halls des Larris ou sous les platanes de La Redoute, elles marchent la tête haute, hijab ou cheveux au vent, prêtes à te regarder droit dans les yeux. Ici, la parole s’est libérée, haram de rester dans l’ombre. Les daronnes parlent fort, rient, kiffent leur vie, racontent comment elles ont bousculé les codes, même quand le quartier voulait les garder mezyana, discrètes. Au Bois Cadet, tu croises Samira, qui t’explique sans détour : “On n’a plus peur, frère. On veut choisir, aimer, décider.” Les meufs de Fontenay, elles ne cherchent pas à plaire, elles veulent exister, vibrer, prendre leur place. Si tu veux rencontrer une femme maghrébine ici, oublie les clichés : c’est elle qui te choisira, pas l’inverse.

Fontenay-sous-Bois