
Annonces beurettes
Les femmes arabes de Lens n’attendent plus. Ici, à La Grande Résidence ou à la Cité 12/14, les regards ne se cachent plus derrière les volets. Moi, fils de daron venu du bled, j’ai longtemps cru que kiffer une meuf maghrébine, c’était haram, que les anciens allaient me juger. Mais la vérité, c’est que la nouvelle génération, elle s’en fout des vieux tabous. Dans les rues de la Cité du 4, les filles te parlent cash, elles veulent vivre, aimer, sortir sans se planquer. Elles sont mezyana, fières, et elles savent ce qu’elles veulent. Ici, rencontrer une femme maghrébine, c’est plus un rêve caché, c’est la réalité qui frappe à la porte. Les codes changent, les cœurs s’ouvrent, et moi, j’ai plus peur de dire que je cherche l’amour, même sous les néons fatigués de Lens.

Lens