Profils de femmes arabes ouvertes à la discussion à Besançon
Ces filles qu’on croise en bas de la cité, à Planoise ou Montrapon, elles attirent les regards, wesh, mais pas toujours pour les bonnes raisons. Ici, à Besançon, rencontrer une femme maghrébine, c’est souvent plus complexe qu’un simple tchek au pied de la tour. Entre les “sbah lkhir” échangés à la va-vite et les sourires esquivés, il y a ce poids du regard, celui des hommes du quartier, parfois lourd, parfois protecteur, mais rarement neutre. Beaucoup rêvent d’une histoire halal, mais la réalité, c’est que la pression sociale freine les élans. Les filles, elles avancent la tête haute, conscientes des jugements, mais fières de leurs racines. À Clairs-Soleils, comme ailleurs, elles tracent leur route, entre traditions et envies d’émancipation. Pour les rencontrer vraiment, il faut d’abord apprendre à voir au-delà des clichés, et respecter leur espace.

