
Annonces beurettes
Ces filles qu’on croise en bas de la cité, khouya, elles ne sont plus les mêmes que celles de l’époque de nos darons. À Pau, surtout à Saragosse ou Ousse-des-Bois, tu sens que les tabous tombent doucement. Avant, parler à une fille maghrébine, c’était chelou, tu te faisais griller par la voisine, meskina, qui rapportait tout à la daronne. Aujourd’hui, la nouvelle génération s’assume, discute, rigole sur les bancs, parfois même devant la Monnaie, sans se cacher. On sent la baraka d’un changement : les regards sont moins lourds, les discussions plus simples. Rencontrer une femme maghrébine à Pau, c’est possible, mais il faut du respect et de la patience. Ici, on avance ensemble, entre traditions et liberté, avec ce mélange unique qui fait notre force.

Pau