
Annonces beurettes
Ces filles qu’on croise en bas de la cité, foulard bien noué ou cheveux au vent, elles avancent entre les tours de la Cité des Cheminots ou les bancs fatigués de Jean Jaurès. À Arras, rencontrer une femme maghrébine, c’est plonger dans un équilibre fragile : la voix de la daronne qui résonne, le parfum du thé à la menthe, mais aussi ce regard qui dit « je veux plus ». Ici, l’émancipation se négocie à chaque coin de rue, entre les murs tagués de la Cité Amérique et les rêves d’ailleurs. Inchallah, elles traceront leur route, khamsa contre le mauvais œil, mektoub dans le cœur. Elles jonglent avec les attentes, les traditions, les envies de liberté, et parfois, sa7bi, elles te surprennent : elles sont la force tranquille d’Arras, ni tout à fait d’ici, ni tout à fait d’ailleurs, mais résolument elles-mêmes.

Arras

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