
Annonces beurettes
Ces filles qu’on croise en bas de la cité, khouya, elles ne sont plus celles qu’on imaginait, timides derrière les volets. À Pont-de-Bois, à Résidence, même vers Hôtel de Ville, la nouvelle génération casse les tabous. Les regards se croisent, les discussions s’ouvrent, et la baraka, c’est de voir ces femmes maghrébines prendre leur place, sans peur du chelou ou du qu’en-dira-t-on. Ici, rencontrer une femme maghrébine, c’est partager un thé sur un banc, parler avenir, rêves, galères. Elles ont grandi entre traditions et envie de liberté, et ça se sent dans leur façon de marcher, de rire, de dire non. Meskina celui qui pense que tout est fermé : à Villeneuve-d’Ascq, les barrières tombent, et l’amour, l’amitié, la solidarité se vivent au grand jour, sans honte, avec fierté.

Villeneuve-d'Ascq