
Annonces beurettes
Les femmes arabes de Angers n’attendent plus. Dans les rues vivantes de La Roseraie ou sous les platanes de Monplaisir, leur parole s’est libérée, khouya. Ici, la pudeur n’empêche plus la force : elles avancent, fières, entre traditions et rêves nouveaux. Parfois, au détour d’un café, une discussion commence, simple, sincère, loin des regards chelous. À Belle-Beille, je croise ces femmes, meskina parfois, mais toujours debout, avec cette baraka qui fait tenir nos familles. Rencontrer une femme maghrébine à Angers, c’est accepter d’écouter, de partager, de se laisser toucher par une histoire qui ne demande qu’à s’écrire à deux. Dans cette ville, la rencontre n’est plus un secret : elle est un souffle, discret mais puissant, qui traverse nos quartiers et nos cœurs.

Angers

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