
Annonces beurettes
Les femmes arabes de Pessac n’attendent plus. Chouf, ici à Saige ou à la Châtaigneraie, la vie bat son plein, mais la mixité, rani, elle est souvent contrariée. On se croise, on se salue, bsla, mais chacun reste dans sa case, comme si les frontières invisibles des quartiers nous collaient à la peau. Pourtant, moi, fils du Monteil, j’ai grandi avec ce rêve simple : rencontrer une femme maghrébine qui partage mes valeurs, mes galères, mes envies de casser les codes. À Pessac, les regards se cherchent, mais la peur du qu’en-dira-t-on freine les élans. Ici, l’amour se mérite, il se construit entre deux rires sur un banc ou autour d’un thé à la menthe, même si parfois, sans flous, c’est la débrouille. Mais je le dis : la chaleur humaine existe, il suffit d’oser la rencontre, sans masque, sans détour.

Pessac