
Annonces beurettes
Quand la tradition flirte avec le désir, c’est à Rocheville que ça se passe, wesh. Ici, les regards glissent sur les bancs, entre deux tcheks, et les filles maghrébines avancent, tête haute, voilées ou cheveux au vent, défiant les jugements du Haut Cannet. Le matin, un sbah lkhir échangé au marché des Mimosas, c’est déjà tout un jeu de regards, une danse silencieuse où le halal se mêle à l’envie. Les mecs du quartier parlent fort, surveillent, commentent, mais au fond, ils admirent ces femmes qui jonglent entre respect des darons et liberté d’être. À Le Cannet, rencontrer une femme maghrébine, c’est accepter ce feu sous la pudeur, cette force tranquille qui fait vibrer les trottoirs, entre traditions et rêves d’ailleurs. Ici, chaque rencontre est un équilibre fragile, mais authentique, brut comme la ville elle-même.

Le Cannet